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Fiche mesure · catalogue v2026.07.3

Fiscalité & politique économique

Plafonnement effectif et automatique des frais d'incidents bancaires

≈ budgétairement neutre support documentaire non probabiliste grade B

Composer avec cette mesure

Les plafonds de frais d'incidents bancaires existent déjà en droit : 25 €/mois pour les clients détectés fragiles, 20 €/mois (200 €/an) pour les souscripteurs de l'offre clientèle fragile (OCF, elle-même plafonnée à 3 €/mois), avec critère de détection automatique institué par le décret n° 2020-889 du 20 juillet 2020 (5 incidents cumulés par mois, statut maintenu 3 mois). Le problème n'est pas l'absence de règles mais leur application incomplète et des angles morts. L'enquête mystère UNAF / 60 Millions de consommateurs (2019) a montré que 78 % des clients interdits bancaires ou surendettés ne bénéficiaient pas du plafond auquel ils avaient droit. Fin 2024 (Banque de France, Observatoire de l'inclusion bancaire), 4,6 millions de clients étaient détectés fragiles mais seuls 1,13 million avaient souscrit l'OCF: frais moyens de 9 €/mois pour les fragiles hors OCF contre environ 3 €/mois pour les souscripteurs. L'UNAF (mai 2026) documente un angle mort non couvert : les frais de saisie sur compte (100 à 250 € par acte, plus de 20 millions d'actes en 2025), pour lesquels 25 % seulement des banques protègent les détenteurs de l'OCF. L'étude UNAF / 60 Millions de 2017 chiffrait à 6,5 Md€/an le chiffre d'affaires bancaire tiré des frais d'incidents, concentré sur les plus modestes. La mesure : (1) bascule totalement automatique, sans démarche, vers les plafonds et l'OCF dès que le critère réglementaire est atteint ; (2) extension de l'assiette plafonnée aux frais de saisie-attribution et de saisie inopérante ; (3) affichage clair et systématique du coût total réel du crédit renouvelable, mis en regard d'un crédit amortissable équivalent. Régulation sans dépense publique : le coût budgétaire pour l'État est nul, mais elle organise un transfert de pouvoir d'achat des banques vers les ménages, documenté dans la note de coût.

Régulation sans dépense ni recette publique. Le montant en jeu est un transfert banques → ménages : 6,5 Md€/an de frais d'incidents facturés (UNAF / 60 Millions de consommateurs, 2017, seule évaluation nationale exhaustive publiée) ; automatiser la bascule pour les ~3,5 millions de clients détectés fragiles mais non souscripteurs de l'OCF (écart d'environ 70 €/an par personne entre 9 €/mois hors OCF et ~3 €/mois en OCF, Banque de France OIB 2024) porte un premier gain de 200 à 300 M€/an ; s'ajoutent les frais de saisie sur compte non couverts (100-250 €/acte, 20 millions d'actes en 2025, UNAF mai 2026) et les pratiques non conformes persistantes (78 % de clients éligibles non couverts, UNAF 2019). Transfert de pouvoir d'achat plausible : 1 à 2 Md€/an.

Critère d'échec public : Si le coût annuel moyen des services bancaires d'un client standard (Observatoire des tarifs bancaires, CCSF) augmente de plus de 10 % au-delà de l'inflation dans les 3 ans: signe d'un report des marges sur d'autres lignes tarifaires :, ou si moins de 80 % des clients détectés fragiles bénéficient effectivement de la bascule automatique deux ans après l'entrée en vigueur (suivi OIB, Banque de France) → renforcement du dispositif de sanction.

Qui porte cette mesure ?

Aucun des programmes types encodés ne la porte: mesure d'origine Gauche / Centre.

Origine documentaire : GaucheCentre

Groupes potentiellement concernés

Améliore la situation de 3,5 à 4,8 millions de personnes : Banque de France: Observatoire de l'inclusion bancaire : 4,6 millions de clients détectés fragiles fin 2024, 4,8 millions fin 2025, dont ~1,1 million seulement en OCF

Clients détectés en fragilité financière par les banques (critère réglementaire), population directement visée par la bascule automatique vers les plafonds: borne basse : les ~3,5 millions détectés mais non couverts par l'OCF.

Groupes susceptibles d'être défavorisés

  • Banques de détail (recul du chiffre d'affaires tiré des frais d'incidents et de saisie, de l'ordre de 1 à 2 Md€/an)fort

Groupes potentiellement avantagés

  • Clients en situation de fragilité financière et ménages modestes (les frais d'incidents sont concentrés sur les plus pauvres)
  • Consommateurs de crédit renouvelable (information sur le coût réel)
  • Associations familiales et travailleurs sociaux (accompagnement allégé)

Score de rupture

Rupture : réforme (21/100)

Descriptif, jamais normatif: ce score dit seulement combien cette mesure s'écarte du cadre existant, pas si c'est souhaitable. Calculé uniquement depuis des champs déjà publiés sur cette fiche (véhicule juridique, coût, perdants, délai, main-d'œuvre).

Détail du calcul
  • Véhicule juridique: 12/30 loi ordinaire (code monétaire et financier, code de la consommation) + arrêtés d'application (CCSF, Banque de France)
  • Ampleur budgétaire: 0/30 0 Md€/an, échelle logarithmique
  • Perdants assumés: 8/25 1 perdant nommé (poids fort=8, moyen=4, faible=1)
  • Profondeur de transformation: 1/15 délai ≈ 1 an, main-d'œuvre mobilisée (besoin + libéré)

Chaque composante se conteste comme un chiffrage: une source ou une correction de fiche suffit (méthode complète, contester).

Effets non monétaires expérimental

Effet non monétaire : non documenté: aucun effet non monétaire sourcé pour cette mesure. L'absence de donnée est affichée telle quelle, jamais convertie en zéro (méthode). Vous connaissez une étude qui le documente ? Proposez une source.

Mesures proches

Sources et mise en œuvre

loi ordinaire (code monétaire et financier, code de la consommation) + arrêtés d'application (CCSF, Banque de France) · délai de montée en charge ≈ 1 an · bande documentaire non calibrée et méthode d'agrégation détaillées dans la méthodologie.

Un chiffre vous semble faux ? Contestez ce chiffrage: une source suffit.