Aller au contenu

Méthodologie

La méthode en 90 secondes

  1. Chaque réponse active des mesures identifiables et réversibles.
  2. Les coûts sont des écarts à une trajectoire de référence, jamais le budget total.
  3. Les fourchettes documentent des hypothèses plausibles, pas des probabilités.
  4. Pouvoir d’achat, conditions de vie et finances publiques restent séparés.
  5. Chaque résultat affiche sa couverture, ses sources et ce qui n’est pas calculé.
Version, données ouvertes et statut actuel

Le code est open source (AGPL), les fiches et hypothèses non protégées sont en open data et tout changement est versionné. Catalogue 2026.07.3. Les attributions politiques et certains agrégats de population restent exclus de l’export tant que leurs revues internes ne sont pas fermées.

Les bandes budgétaires, simulations, agrégats nationaux et scores composites sont affichés en mode exploratoire. Leur visibilité ne leur confère pas un statut validé ou prédictif.

0. Le questionnaire : simple en façade, explicable en profondeur

Le parcours citoyen pose 18 questions, une par écran, dans un vocabulaire courant. Chaque réponse correspond à un paquet publié de mesures appartenant à 36 arbitrages exclusifs du catalogue. Cette table de correspondance est déterministe : une même réponse et une même version du catalogue produisent le même manifeste, puis les mêmes calculs.

Les réponses sont formulées de façon symétrique lorsque l'arbitrage s'y prête ; « je ne sais pas » reste toujours disponible et ne sélectionne aucune mesure. Le questionnaire ne déduit jamais une position sur un autre sujet à partir d'une étiquette idéologique ou d'une proximité partisane. À la fin, chaque réponse est affichée avec les mesures exactes qu'elle a activées ou maintenues. Les contradictions éventuelles sont signalées par le moteur de cohérence, pas corrigées silencieusement.

Limite : dix-huit réponses produisent un programme structuré, pas une opinion exhaustive sur les 758 mesures simulables. Les domaines non tranchés restent absents du manifeste ; l'utilisateur peut ensuite affiner chaque thème ou passer au catalogue expert.

1. Tout est écart au tendanciel

Le moteur ne calcule jamais un budget de l'État dans l'absolu : il calcule l'écart entre votre programme et une trajectoire tendancielle (« si rien ne change »), publiée et datée. Le bloc 2027-2030 transpose la mission indépendante du 15 juillet 2026 : déficit de 5,88 % à 6,76 % du PIB, dette de 121,4 % à 130,5 % et charge d'intérêts de 89 à 124 Md€. Le bloc 2031-2036 est une extension mécanique interne, avec croissance nominale constante (2.6 %/an), déficit figé à 6,8 % du PIB et non une prévision officielle. Le taux marginal fixe appliqué à la dette supplémentaire du programme est de 4.4 %. Sources : DG Trésor: Rapport d'avancement annuel 2026, tableau 1 p. 17 et tableau 2 p. 19 ; Mission sur la transparence des finances publiques à l'horizon 2030: rapport du 15 juillet 2026, tableaux 2, 4, 5 et 6 p. 10, 13 et 15 ; Insee: estimations de population au 1er janvier 2026 : France 69 081 996 habitants (données provisoires).

2. Des supports documentaires, pas des intervalles probabilistes

Chaque coût et chaque coût marginal du catalogue porte une paire [min, max] sourcée, interprétée comme un support documentaire : l'ensemble conservateur des valeurs admises par les sources et scénarios retenus. Cette paire ne décrit ni une densité, ni un quantile, ni un intervalle de confiance. Convention de signe : négatif = dépense, positif = recette, en milliards d'euros par an, en régime de croisière, avec un profil de montée en charge par année. Limite à connaître : « régime de croisière » désigne l'état de la mesure à l'horizon de calcul (10 ans), pas toujours un plein régime stabilisé au sens strict : pour une poignée de mesures dont la montée en charge est délibérément lente (ex. extinction de régimes spéciaux, dispositifs à effet différé de plusieurs années), le chiffre affiché à 10 ans peut sous-estimer l'effet de très long terme que la mesure atteindra au-delà de cet horizon. Un coût ou une recette ponctuelle (« one-shot », ex. cession d'actifs) n'est en revanche jamais compté en régime de croisière : il n'apparaît que l'année où il survient.

3. Agrégation actuelle: enveloppe conservatrice

Le résultat principal additionne toutes les bornes inférieures entre elles et toutes les bornes supérieures entre elles : c'est la somme de Minkowski des supports. Cette enveloppe est conservatrice et ne suppose ni indépendance ni corrélation entre mesures. Les groupes de corrélation restent enregistrés pour les diagnostics et une éventuelle calibration probabiliste future, mais ils ne resserrent pas la fourchette publiée. Une distribution ou une probabilité ne pourra être affichée qu'après calibration séparée des lois marginales et de leurs dépendances.

4. Ferme vs conditionnel

Un flux est ferme si la mesure est de poche « socle » avec un grade de preuve A ou B. Il est conditionnel si le grade est C ou si la mesure est de poche « frontière » (un pari assumé, toujours accompagné d'un critère d'échec public). Les deux couleurs de la jauge correspondent à cette distinction.

5. Simulation de convention: interne et non prédictive

10 000 tirages. À chaque tirage, chaque groupe de corrélation tire un facteur commun uniforme appliqué à toutes ses mesures ; un scénario de récession survient avec une probabilité de 25 % sur l'horizon (2 années consécutives, croissance -2 points, flux multipliés par leur sensibilité à la récession). La graine aléatoire est fixée (20270423) : le résultat est reproductible. La fréquence sous 3 % est la fraction des tirages conventionnels où le déficit 2032 est inférieur à 3 % du PIB. Elle peut être accompagnée en diagnostic interne d'un intervalle de Wilson bilatéral à 95 %, calculé à partir du nombre de tirages favorables et du nombre total de tirages. Cet intervalle mesure uniquement l'erreur numérique d'échantillonnage Monte Carlo : il ne couvre ni l'incertitude des paramètres d'entrée, ni les erreurs de spécification, ni la plausibilité des hypothèses de corrélation ou de récession. Cette fréquence n'est pas publiée dans le produit tant que le gate L2 est fermé et ne doit pas être lue comme une probabilité calibrée du monde réel.

6. La neutralité, mesurable

Le catalogue vise une couverture pluraliste des propositions légalement simulables, sans revendiquer l'exhaustivité. La répartition par origine politique documentaire des 1195 attributions présentes dans sa version courante est publiée en continu ; elle décrit ce catalogue, mais ne prouve pas à elle seule sa neutralité :

OrigineMesures
extreme-gauche59
gauche330
centre370
droite206
extreme-droite63
tous167

Le test permanent : un militant de chaque camp doit pouvoir composer le programme de son camp sans se sentir piégé. Les chiffrages défavorables documentés (blocage des prix, peines planchers, sortie du nucléaire…) s'affichent en source et intervalle, jamais en éditorial.

7. Les perdants

Chaque mesure liste ses perdants avec un poids (faible/moyen/fort) documenté. Le moteur les agrège et les déduplique : la « coalition d'opposants » est une information de faisabilité politique, pas un jugement de valeur.

7 bis. L'incidence populationnelle: et pourquoi ce n'est PAS un score de bien-être

Certaines fiches portent une incidence : le nombre d'unités observées dont la situation s'améliore ou se dégrade directement si la mesure est appliquée, en fourchette (millions de personnes, ménages ou foyers fiscaux selon la source), avec une source obligatoire: statistique publique (INSEE, DREES, CNAF…) ou étude d'incidence (IPP, OFCE). Une fiche sans étude sourçable affiche « incidence non chiffrable » : l'absence de donnée est une information, jamais un zéro.

Ce que ce chiffre n'est pas : un score de bien-être. Dire combien de personnes sont touchées et dans quel sens est documentable ; pondérer le bonheur des uns contre celui des autres est un jugement politique: c'est le vôtre, pas le nôtre. Trois limites assumées : les totaux d'un programme ne sont pas dédoublonnés (une même personne peut être comptée par plusieurs mesures: lisez-les comme un ordre de grandeur d'exposition) ; l'incidence est directe (les effets de second tour: prix, emploi induit: n'y sont pas) ; et le sens « améliore/dégrade » suit la situation matérielle immédiate documentée par la source, pas une appréciation morale. Chaque incidence se conteste comme un chiffrage : une source suffit.

Pour les hausses de fiscalité des ménages, le comparateur isole désormais le premier tour statutaire : les contribuables légalement redevables. Une part n'est affichée que si l'effectif et sa population de référence utilisent la même unité sourcée: par exemple foyers assujettis rapportés aux foyers fiscaux. Toute borne positive inférieure à 1 % s'affiche « < 1 % », jamais 0 %. Lorsqu'aucun effectif n'est publié, l'interface écrit « proportion non chiffrée: pas 0 % ». Ce taux n'est ni l'incidence économique finale de la taxe, ni un pourcentage national de perdants nets du programme.

7 ter. Le pouvoir d'achat: premiers cas-types, distribution à construire

Le solde budgétaire mesure les finances publiques : il ne mesure pas le revenu disponible d'un ménage. De même, l'incidence ci-dessus donne un effectif et une direction, pas un gain ou une perte en euros. Affirmer qu'une baisse d'impôt de 10 Md€ améliore chaque foyer du même montant serait aussi faux que de présenter une dépense publique comme une perte uniforme de pouvoir d'achat.

Un premier calcul de cas-type exécute désormais les droits de référence OpenFisca, le RBA, la garantie handicap, les compléments logement et enfant de calibration, et la structure politique IR–RBA v1 issue du choix A. Il fournit un avant / après mensuel pour la situation saisie ; la recette nationale n'est pas encore calibrée et le résultat n'est pas représentatif de la France. La cible reste une microsimulation distributive : variation en €/mois, par décile de niveau de vie et par profil de ménage, avec taux de recours, effets de prix et incertitudes séparés. Ce calcul devra utiliser les mêmes cellules de population que les effets non monétaires. Tant que cette distribution n'est pas validée, aucune moyenne nationale n'est publiée.

7 quater. Les effets non monétaires: la formule complète

Le panneau « Effets non monétaires » dit, en français courant, quelle part de la population est exposée à un effet documenté positif ou négatif. Voici la machinerie complète: elle ne s'affiche jamais en façade, mais elle est intégralement publiée et contestable ici.

L'unité interne. Chaque effet documenté d'une mesure porte une fourchette de variation de satisfaction de vie (échelle 0-10, celle des enquêtes INSEE/SRCV et OCDE), par personne et par an. L'agrégat interne est un WELLBY (well-being adjusted life year : 1 point de satisfaction × 1 personne × 1 an), l'unité recommandée par le supplément bien-être du Green Book du Trésor britannique (2021) ; la littérature la relie au QALY sanitaire par un facteur de conversion d'environ 6 à 7 WELLBY par QALY. Ce score sert à la décomposition par dimension et aux analyses de sensibilité: il ne s'affiche jamais tel quel : une unité composite affichée sans ses conventions serait de la fausse précision.

La formule d'agrégation. Pour chaque effet e d'une mesure sélectionnée : contribution(e) = Δ(e) × pop(e) × poids(position_revenu(e), curseur) × min(horizon(e), 10)/10, où Δ est la fourchette de points de satisfaction, pop l'effectif concerné, et le dernier facteur annualise un effet temporaire sur l'horizon de calcul du site (10 ans): c'est notre traitement de l'adaptation hédonique : un effet documenté comme s'estompant est compté sur sa durée, pas à perpétuité. Les supports internes s'agrègent de manière conservatrice par somme de Minkowski, comme les coûts (§3). Ils ne sont pas publiés comme probabilités ; le Monte Carlo (§5) reste un diagnostic interne tant que sa calibration n'a pas été validée.

Le curseur « votre priorité »: le seul réglage politique, et il est à vous. Additionner du bien-être entre personnes exige de choisir un poids pour chacune : ce choix est normatif, l'outil ne le fait pas à votre place. Le curseur applique une pondération d'Atkinson par quintile de revenu: poids(q) ∝ revenu_relatif(q)−ε, normalisés à moyenne 1, revenus relatifs moyens par quintile ≈ [0,45 ; 0,70 ; 0,90 ; 1,10 ; 1,85] (INSEE, ERFS) :

Position du curseurεq1q2q3q4q5
Tout le monde compte pareil (défaut)011111
Priorité aux plus modestes11,791,150,890,730,44
Priorité forte aux plus modestes22,651,090,660,440,16

Le résultat non pondéré (ε=0) est affiché par défaut. Les deux autres positions sont des analyses de sensibilité normative, pas des résultats scientifiques ni une convention officielle unique. Le curseur ne change pas les pourcentages de population exposée : il change seulement l'agrégat interne et la hiérarchie des dimensions.

Jamais de double compte avec l'incidence. Seuls les canaux non monétaires entrent ici : santé, temps, lien social, logement, sécurité, environnement, autonomie. La validation du catalogue rejette tout effet formulé en termes monétaires dans ce module. Cela évite le double compte, mais ne signifie plus que le pouvoir d'achat serait « traité ailleurs » : son montant par ménage attend la microsimulation décrite au §7 ter. Chaque fiche documentée liste les canaux volontairement exclus.

La couverture: jamais un zéro déguisé. Une mesure sans bloc bien-être documenté fait baisser le taux de couverture et augmente le nombre de mesures non documentées ; elle n'est jamais convertie en effet nul. Sa population exposée n'étant pas connue de façon systématique, le site n'invente pas de pourcentage. Le segment gris signifie uniquement « sans exposition positive ou négative identifiée parmi les effets documentés » : il ne signifie ni « effet nul », ni « effet non documenté pour cette population ». Toute part strictement positive inférieure à 1 % est affichée « < 1 % » ; 0 % est réservé à un zéro littéral dans le seul canal non monétaire documenté et ne signifie jamais qu'aucun ménage ne perd du revenu ou ne paie davantage d'impôt.

Asymétrie structurelle: pourquoi aucun classement de programmes. Ce module ne compte que les canaux non monétaires : un programme dont les leviers principaux sont fiscaux (baisses d'impôts, prestations, prix) voit leur direction parfois décrite dans l'incidence mais leur montant par ménage encore absent: donc hors de ce panneau : tandis que ses éventuelles mesures restrictives y laissent leurs effets non monétaires négatifs documentés. Symétriquement, un programme de services publics voit ses bénéfices comptés ici et ses coûts comptés ailleurs. Comparer deux programmes sur ce seul panneau, à couvertures inégales, produirait donc un classement mécaniquement biaisé: c'est pourquoi le site affiche les programmes sous forme de profils non classés, par ordre alphabétique, sans rang ni score comparatif. Les pourcentages restent des expositions : le recouvrement entre populations est dédoublonné par le registre de populations et la grille jointe (sexe × âge × quintile × statut × territoire × santé) pour les effets qui y sont rattachés, et plafonné à la population pour le reste (l'interface signale toute saturation résiduelle).

Recouvrement des groupes. Pour un effet relié au registre de populations, le moteur répartit la population concernée dans les 3 360 cellules. Deux populations présentes dans une même cellule sont réunies selon une hypothèse d'indépendance conditionnelle ; une cellule n'est comptée qu'une fois par sens. Cette hypothèse n'est pas une observation des personnes et peut surestimer ou sous-estimer le recouvrement réel. Pour un ancien effet qui ne serait pas encore relié au registre, le repli conserve la convention historique : même identifiant ou même libellé = même groupe, libellés différents = groupes supposés disjoints. Le monde sur grille et ce repli sont additionnés ; si leur somme dépasse la population totale (69,082 millions, France entière, INSEE), un plafonnement proportionnel est appliqué et signalé. Les pourcentages restent donc des estimations d'exposition, pas un recensement individuel.

Le registre des coefficients. Chaque ligne (mesure × groupe × dimension × fourchette Δ × grade de confiance × sources) est publiée dans l'open data du catalogue (bloc bien_etre de chaque fiche) et affichée sur la fiche de la mesure (« détail du calcul »): contestable ligne à ligne, une source suffit.

Limites dites. Les coefficients sont des moyennes par groupe (personne ne vit la moyenne) ; l'adaptation est traitée grossièrement par l'horizon ; aucun effet d'équilibre général (une mesure qui change les prix ou l'emploi au-delà de son groupe n'est comptée que sur son groupe) ; aucune mesure à curseur n'est documentée en V0 (âge de départ, durée de cotisation, trajectoire de prix du tabac…): le schéma ne sait exprimer qu'un effet de sens et d'ampleur fixes alors que l'effet réel dépend de la position du curseur, et un effet compté à plein pour un réglage neutre serait pire qu'une absence ; ces mesures augmentent donc le nombre de mesures non documentées et abaissent la couverture, sans être converties en pourcentage de population ; et des dimensions entières: la dignité, le sentiment de justice: ne sont pas quantifiables et ne le seront pas ici : un module expérimental, pas une balance du bonheur.

8. Programmes types et diagnostics

Les « programmes types » sont des reconstitutions documentaires par courant politique (programmes 2022, positions publiques 2022-2026), encodées dans le même format et examinées par les mêmes moteurs que votre programme. Leurs attributions sont marquées G1: non validé tant que la double revue documentaire n'est pas close. Ce ne sont pas des programmes officiels 2027 ; les équipes de campagne disposent d'un droit de réponse sur leur encodage (procédure dans GOVERNANCE.md). Les diagnostics séparés se fondent sur les champs publiés: jamais sur la popularité : il n'y a ni likes, ni compteurs de partage, ni classement des utilisateurs.

Nomenclature des courants. L'étiquette de chaque programme type (« Extrême droite », « Gauche de rupture », etc.) suit la classification de la science politique dominante en France, pas une appréciation maison : le Rassemblement national y est classé « extrême droite » (cadrage constant du CEVIPOF et de la littérature académique sur le populisme d'extrême droite en France), tandis que La France insoumise y est classée « gauche de rupture »: c'est-à-dire gauche radicale, un courant distinct de l'extrême droite dans cette même littérature (logiques de rupture avec le système économique vs. rupture avec le pluralisme libéral et l'ouverture aux minorités). Cette convention est appliquée identiquement aux six reconstitutions partisanes et à toutes les mesures du catalogue (champ spectre_origine) ; elle n'est pas retouchée au cas par cas.

9. Ancien prototype de score: formule publiée, sortie désactivée

Le prototype historique (0-100) agrège trois dimensions. Sa formule reste publiée ici et dans le code (engines/audit.ts) ; chaque constante a un ancrage explicite, et ce qui relève d'un choix éditorial est nommé comme tel: et contestable par la même procédure que les chiffrages (contradictoire compris, voir GOVERNANCE.md). Le total et ses niveaux sont masqués dans toutes les sorties publiques tant que L7 n'est pas validé.

DimensionFormuleAncrage
Cohérence (40 pts)40 − 8 × nb de problèmes (plancher 0) ; 0 si programme videUn « problème » est un fait vérifiable produit par les moteurs : condition manquante, conflit déclaré entre mesures, alerte de falaise fiscale, déficit de main-d'œuvre. Le pas de −8 est un choix éditorial calibré pour que 5 problèmes annulent la dimension : au-delà, le programme n'est plus un ensemble cohérent.
Réalisme (35 pts)35 × P(déficit < 3 % du PIB en 2032)La probabilité vient du Monte Carlo (§5). Le seuil de 3 % n'est pas une opinion : c'est le critère des traités européens, seul étalon budgétaire externe et transpartisan disponible. L'horizon 2032 = fin du quinquennat + 5 ans.
Complétude (25 pts)25 × (thèmes couverts / 12)Les 12 thèmes du parcours de découverte partitionnent les 40 sous-thèmes du catalogue. Gouverner, c'est couvrir le champ des politiques publiques : pas seulement son thème favori.

Pourquoi 40/35/25 ? L'ordre des poids est raisonné : la cohérence interne prime (un programme contradictoire n'est pas un programme), le réalisme budgétaire ensuite (c'est l'objet même de l'outil), la complétude enfin (nécessaire mais la plus facile à satisfaire mécaniquement). Les valeurs exactes restent un choix éditorial: il n'existe pas de pondération « scientifique » d'un tel score, et prétendre le contraire serait de la fausse précision. C'est pourquoi : (1) les trois sous-scores sont toujours affichés séparément, partout où le total apparaît ; (2) la pondération est contestable avec source et argumentaire, comme n'importe quel chiffrage ; (3) toute modification des poids est versionnée et motivée publiquement.

Ce que le score ne mesure pas: et ne mesurera jamais : la désirabilité politique d'un programme, sa justice, sa popularité, son ambition. Un programme de gauche radicale et un programme libéral peuvent tous deux atteindre 100 : le score dit « cet ensemble est cohérent, finançable selon ses propres chiffrages, et couvre le champ » : il ne dit jamais « ce programme est bon ».

9 bis. Le score de rupture : formule exacte, et ce qu'il ne mesure pas

Le score de rupture (0-100) dit combien une mesure s'écarte du cadre existant : juridiquement, budgétairement, socialement, dans le temps qu'il faut pour la mettre en œuvre. Descriptif, jamais normatif : la rupture n'est ni un mérite ni un défaut. Un programme de rupture n'est ni meilleur ni pire qu'un programme d'ajustement: le score dit seulement ce que le programme demande au pays d'absorber. Chaque composante vient d'un champ déjà publié sur la fiche (vehicule_juridique, cout.brut, perdants, delai_moyen_annees, main_oeuvre) et se conteste exactement comme un chiffrage: une source ou une correction de fiche suffit (engines/rupture.ts).

ComposanteFormuleCe qu'elle capture
Véhicule juridique (0-30)Mots-clés dans vehicule_juridique, le palier le plus élevé matché : constitution/référendum/constituante = 30 ; loi organique = 20 ; loi (dont finances, programmation, PLFSS) = 12 ; accord/convention/négociation = 8 ; décret/arrêté/circulaire/ réglementaire seuls = 4 ; véhicule non reconnu ou absent = 8 (défaut documenté, ni le plus contraignant ni le plus léger des paliers connus).La difficulté institutionnelle à faire la mesure : changer la Constitution n'est pas changer un décret.
Ampleur budgétaire (0-30)b = |centre de cout.brut| en Md€/an ; 30 × ln(1+b) / ln(101), plafonné à 30 (≈4,5 pts à 1 Md€/an, ≈16 pts à 10 Md€/an, plafond atteint à 100 Md€/an).L'échelle logarithmique : les tout premiers milliards comptent proportionnellement plus que les suivants: cohérent avec l'agrégation budgétaire du site (§1-3).
Perdants assumés (0-25)Somme des poids déclarés en perdants (fort = 8, moyen = 4, faible = 1), plafonnée à 25.La rupture, c'est aussi la redistribution nommée: assumer des perdants documentés est un fait descriptif, pas une charge contre la mesure.
Profondeur de transformation (0-15)min(delai_moyen_annees, 10) × 0,8 (0-8) + 7 × ln(1 + besoin + libéré) / ln(500 001), plafonné à 7 (0-7): besoin et libéré de main_oeuvre comptent tous les deux.Le temps que prend la mise en œuvre et la main-d'œuvre qu'elle mobilise ou réaffecte.

Le total est la somme des quatre composantes, plafonnée à 100. Cinq niveaux d'affichage, en tranches de 20 points :

TotalNiveau
0-19ajustement
20-39réforme
40-59réforme profonde
60-79rupture
80-100refondation

Sur les 758 fiches simulables du catalogue (version 2026.07.3), la répartition observée : 350 ajustements, 349 réformes, 46 réformes profondes, 5 ruptures, aucune refondation: un instantané, republié à chaque mise à jour du catalogue, jamais un objectif à atteindre.

Ce que le score ne mesure pas: et ne mesurera jamais : la désirabilité politique d'une mesure, sa justice, son ambition. Il ne peut compter que ce qui est publié sur la fiche : une mesure au fort retentissement institutionnel mais dont la fiche ne nomme qu'un seul perdant peut scorer sous une mesure de portée plus étroite dont la fiche en nomme quatre: ce n'est pas une erreur du score, c'est son principe : il suit les champs documentés, jamais une hiérarchie implicite entre mesures. Une fiche plus précise (plus de perdants nommés, un véhicule juridique mieux caractérisé) change le score en conséquence : proposez la correction.

Sur un programme entier, le score ne s'agrège jamais en un total unique : le panneau « Profil de rupture » (page programmes types) affiche une répartition du nombre de mesures actives par niveau, sans classement ni barre comparative : un programme de rupture n'a pas à se justifier face à un programme d'ajustement, et inversement.

10. Vie privée

Composer ne requiert aucun compte. Publier un programme stocke uniquement le manifeste (la liste des mesures et paramètres choisis) sous un identifiant aléatoire: aucune donnée personnelle, aucun cookie de tracking, aucun analytics tiers. Le module d'impact personnel (V1) sera calculé sans stockage ni journalisation des situations saisies.

11. Limites connues de la V0

  • La méthode est comptable et statique : aucun effet retour macroéconomique n'est modélisé: ni multiplicateur de la dépense publique, ni croissance induite par l'investissement, ni récession induite par l'austérité. C'est un choix de prudence (chaque effet retour est un pari théorique), mais il faut le nommer : il peut structurellement défavoriser les programmes à forte dépense d'investissement dans la comparaison des soldes, et symétriquement flatter les programmes d'économies. Les fourchettes et le Monte Carlo couvrent l'incertitude d'exécution, pas ce biais de méthode.
  • Le taux d'intérêt sur la dette nouvelle est fixe à 4,4 %, valeur de long terme retenue par la mission pour fin 2029 ; il ne modélise ni la maturité des émissions, ni une prime de risque endogène.
  • La détection de falaises fiscales est heuristique (V1 : courbe des taux marginaux effectifs via OpenFisca).
  • La baseline 2027-2030 est sourcée et rejouée ligne à ligne. Son prolongement 2031-2036 est un scénario mécanique interne, à remplacer par une nouvelle trajectoire officielle dès qu'elle sera disponible.
  • Le catalogue compte 3257 mesures : 758 fiches simulables sourcées et 2499 propositions officielles écologistes intégrées sans chiffrage inventé ; 98 fiches simulables restent en grade de preuve C, à consolider.