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Fiche mesure · catalogue v2026.07.3

Fiscalité & politique économique

Cession des participations non stratégiques de l'État actionnaire

Rapporte 3 à 8 Md€/an support documentaire non probabiliste grade B

Composer avec cette mesure

Mesure portée par Éric Ciotti (UDR) dans son plan de redressement 2025 (Orange, Engie, Renault cités) : céder une partie du portefeuille de l'Agence des participations de l'État (APE) jugée non stratégique, à l'exclusion des participations considérées comme touchant à la souveraineté (défense, énergie, transport). Les cessions ont repris de fait : le PLF 2026 prévoit plus de 3,2 Md€ de recettes de cessions en 2026, retour à l'ordre de grandeur des années 2010 (~6 Md€/an), et la revue stratégique de l'APE de 2025 a arbitré des transferts vers la Caisse des Dépôts (opération intra-publique, distincte d'un vrai désendettement). Le portefeuille coté et non coté de l'APE représente plusieurs dizaines de milliards d'euros de valeur ; la part réellement cessible sans toucher aux participations stratégiques (EDF, SNCF, défense) reste plus restreinte et dépendante des conditions de marché au moment de la cession.

Recette de cession one-shot estimée entre 3 et 8 Md€ selon le périmètre retenu et les conditions de marché ; perçue en année 1 uniquement (profil de montée retombant à 0 dès l'année 2), non récurrente. Le bas de fourchette est confirmé par le PLF 2026, qui budgète 3,2 Md€ de recettes de cession de participations pour 2026: un retour à une logique de cessions actives après le quasi-arrêt 2020-2024 (aucune cession majeure depuis la FDJ en 2019) (Sénat, rapport sur le compte d'affectation spéciale Participations financières de l'État, PLF 2026). Le haut de fourchette s'ancre sur les précédents de la période 2017-2019, où les cessions cumulées ont atteint près de 8 Md€ sur trois ans (Engie + Safran : 4,069 Md€ ; Peugeot : 1,920 Md€ ; FDJ : 1,888 Md€), soit un ordre de grandeur comparable pour une seule année de cessions actives. Le portefeuille de l'APE est valorisé à 209,1 Md€ au 30 juin 2025 (dont 67,9 Md€ de participations cotées, contre 50 Md€ un an plus tôt), pour des dividendes perçus de 2,4 Md€ en 2024 et 4,3 Md€ en 2025 (APE, rapport d'activité 2024-2025, cité par Boursorama/AFP): soit un rendement de dividende de l'ordre de 1,5 à 2 %/an. Une cession de 3 à 8 Md€ d'actifs non stratégiques priverait donc l'État d'environ 0,05 à 0,15 Md€/an de dividendes futurs, un effet récurrent distinct du produit de cession ponctuel modélisé ici (non capturé par le profil de montée one-shot retenu). La Cour des comptes (juillet 2024) relève l'absence de doctrine stabilisée distinguant précisément participations stratégiques et non stratégiques au sein du portefeuille de l'APE (alors valorisé à environ 160 Md€ début 2023), ce qui borne la fourchette retenue par les précédents historiques plutôt que par un chiffrage ex ante du périmètre cessible exact.

Critère d'échec public : Si les conditions de marché conduisent à une décote de cession supérieure à 20 % par rapport à la valorisation de référence de l'APE, la cession est reportée.

Qui porte cette mesure ?

  • Droite de gouvernement (Les Républicains · LR)

Reconstitutions documentaires non officielles, ne représentant pas une position officielle des partis cités: en savoir plus.

Origine documentaire : Droite

Groupes potentiellement concernés

Incidence populationnelle non documentée : l'absence de donnée reste inconnue et n'est jamais convertie en zéro.

Groupes susceptibles d'être défavorisés

  • Contrôle public sur les entreprises cédéesmoyen

Groupes potentiellement avantagés

  • Budget de l'État (recette de cession, désendettement)

Score de rupture

Rupture : réforme (30/100)

Descriptif, jamais normatif: ce score dit seulement combien cette mesure s'écarte du cadre existant, pas si c'est souhaitable. Calculé uniquement depuis des champs déjà publiés sur cette fiche (véhicule juridique, coût, perdants, délai, main-d'œuvre).

Détail du calcul
  • Véhicule juridique: 12/30 décret (participations non cotées) ou loi ordinaire selon le seuil de détention (art. 22 de l'ordonnance n° 2014-948)
  • Ampleur budgétaire: 12/30 3 à 8 Md€/an, échelle logarithmique
  • Perdants assumés: 4/25 1 perdant nommé (poids fort=8, moyen=4, faible=1)
  • Profondeur de transformation: 2/15 délai ≈ 2 ans, main-d'œuvre mobilisée (besoin + libéré)

Chaque composante se conteste comme un chiffrage: une source ou une correction de fiche suffit (méthode complète, contester).

Effets non monétaires expérimental

Effet non monétaire : non documenté: aucun effet non monétaire sourcé pour cette mesure. L'absence de donnée est affichée telle quelle, jamais convertie en zéro (méthode). Vous connaissez une étude qui le documente ? Proposez une source.

Mesures proches

Sources et mise en œuvre

décret (participations non cotées) ou loi ordinaire selon le seuil de détention (art. 22 de l'ordonnance n° 2014-948) · délai de montée en charge ≈ 2 ans · bande documentaire non calibrée et méthode d'agrégation détaillées dans la méthodologie.

Un chiffre vous semble faux ? Contestez ce chiffrage: une source suffit.