Fiche mesure · catalogue v2026.07.3
Filière nationale de 100 000 soudeurs, chaudronniers et tuyauteurs pour les chantiers prioritaires
Coûte 0,2 à 0,4 Md€/an support documentaire non probabiliste grade B
Le nucléaire (GIFEN, rapport MATCH 2023 : 100 000 recrutements filière d'ici 2033, dont ~65 000 sur les métiers « cœur »: soudeurs, chaudronniers, câbleurs, coffreurs-bancheurs), la défense (DGA : 10 000 postes non pourvus dans les 4 500 entreprises de la BITD, 9 métiers sur 10 en tension, soudeurs et chaudronniers explicitement cités), le logement, la rénovation thermique et les réseaux électriques sollicitent simultanément le même vivier. L'UIMM mesure pour 2025-2026 un taux de difficulté de recrutement de 80,1 % sur le segment soudeurs-chaudronniers, le plus élevé de l'industrie. Aucune filière nationale n'agrège ces besoins : France 2030 « Compétences et métiers d'avenir » (2,5 Md€ programmés, 1,13 Md€ engagés fin 2025 sur 182 dispositifs) finance des briques sectorielles disjointes. Plutôt que de laisser chaque chantier concurrencer les autres pour les mêmes profils, la mesure crée une filière unique dimensionnée sur la somme des besoins : développement du réseau des écoles de production (77 établissements fin 2025, pédagogie « apprendre en produisant »), formations courtes certifiantes (titre professionnel Soudeur, AFPA), passerelles de reconversion accélérée, et primes d'attractivité salariale cofinancées sur les premières cohortes. Le goulot est commun à tous les chantiers du quinquennat : il est traité comme tel.
Besoin agrégé documenté : ~65 000 métiers cœur d'ici 2033 pour le nucléaire (GIFEN, rapport MATCH 2023), 10 000 postes non pourvus dans la BITD (ministère des Armées/DGA, 2025), taux de tension de 80,1 % pour soudeurs-chaudronniers (UIMM 2025-2026), plus les besoins du logement et des réseaux. Hypothèse : ~12 500 entrants supplémentaires par an (100 000 sur 8 ans), formés en formation courte certifiante (7 000 à 14 000 €/stagiaire, titre professionnel AFPA) ou en école de production (5 000 €/an/élève, réseau de 77 écoles) : flux de formation de 90 à 175 M€/an, majoré d'un dispositif d'attractivité salariale sur les 2-3 premières cohortes. Net de la part de France 2030 « Compétences et métiers d'avenir » couvrant déjà la métallurgie lourde (50 à 100 M€/an sur ce périmètre) : surcoût additionnel de 150 à 400 M€/an.
Critère d'échec public : Si moins de 60 % de l'objectif de 100 000 postes supplémentaires est pourvu d'ici 2033 (enquêtes GIFEN/DGA/UIMM), ou si des retards de plus de 12 mois sur les chantiers EPR2 ou de la BITD sont imputés à un manque de main-d'œuvre qualifiée → refonte du dispositif d'attractivité.
Qui porte cette mesure ?
Aucun des programmes types encodés ne la porte: mesure d'origine Toutes tendances.
Origine documentaire : Toutes tendances
Groupes potentiellement concernés
Incidence populationnelle non documentée : l'absence de donnée reste inconnue et n'est jamais convertie en zéro.
Groupes susceptibles d'être défavorisés
- Filières concurrentes sur les mêmes bassins de compétences (aéronautique civile, BTP hors chantiers prioritaires) face à l'intensification de la concurrence salarialefaible
- Finances publiques (cofinancement salarial de démarrage et flux de formation)faible
Groupes potentiellement avantagés
- Filière nucléaire, défense (BITD) et rénovation énergétique (main-d'œuvre disponible pour tenir les calendriers)
- Jeunes et reconvertis formés vers un métier en tension à salaire d'entrée revalorisé
- Écoles de production et AFPA (activité pérennisée)
Score de rupture
Rupture : réforme (27/100)
Descriptif, jamais normatif: ce score dit seulement combien cette mesure s'écarte du cadre existant, pas si c'est souhaitable. Calculé uniquement depuis des champs déjà publiés sur cette fiche (véhicule juridique, coût, perdants, délai, main-d'œuvre).
Détail du calcul
- Véhicule juridique: 12/30 loi de finances (crédits France 2030) + conventions de branche (métallurgie/UIMM) + décret
- Ampleur budgétaire: 2/30 0,2 à 0,4 Md€/an, échelle logarithmique
- Perdants assumés: 2/25 2 perdants nommés (poids fort=8, moyen=4, faible=1)
- Profondeur de transformation: 11/15 délai ≈ 7 ans, main-d'œuvre mobilisée (besoin + libéré)
Chaque composante se conteste comme un chiffrage: une source ou une correction de fiche suffit (méthode complète, contester).
Effets non monétaires expérimental
Effet non monétaire : non documenté: aucun effet non monétaire sourcé pour cette mesure. L'absence de donnée est affichée telle quelle, jamais convertie en zéro (méthode). Vous connaissez une étude qui le documente ? Proposez une source.
Mesures proches
- France Travail : accompagnement en coaching intensif des chômeurs de longue durée -1,5 à -1 Md€/an
- Garantie d'emploi territoriale (généralisation des Territoires Zéro Chômeur) -28 à -20 Md€/an
- Médecine du travail refondée : supervision renforcée et bonus-malus employeurs -0,8 à -0,4 Md€/an
- 39 heures payées 39 (durée légale relevée) 1 à 6 Md€/an
Sources et mise en œuvre
- GIFEN: rapport MATCH, besoins de compétences de la filière nucléaire, 2023 (100 000 recrutements dont ~65 000 métiers cœur d'ici 2033)
- Ministère des Armées / DGA: soutien RH et formation des entreprises de la BITD, 2025 (10 000 postes non pourvus, 9 métiers sur 10 en tension)
- UIMM: métiers en tension 2025-2026 (taux de difficulté de recrutement de 80,1 % pour soudeurs-chaudronniers, le plus élevé de l'industrie)
- SGPI / France 2030: Compétences et métiers d'avenir : 2,5 Md€ programmés, 1,13 Md€ engagés sur 182 dispositifs (2025)
- Fédération nationale des écoles de production: réseau de 77 écoles fin 2025, ~5 000 €/an/élève
loi de finances (crédits France 2030) + conventions de branche (métallurgie/UIMM) + décret · délai de montée en charge ≈ 7 ans · bande documentaire non calibrée et méthode d'agrégation détaillées dans la méthodologie.
Un chiffre vous semble faux ? Contestez ce chiffrage: une source suffit.