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Fiche mesure · catalogue v2026.07.3

Travail & emploi

Droit à la demande d'aménagement du temps de travail (semaine de 4 jours, télétravail)

Coûte 0 à 0 Md€/an support documentaire non probabiliste grade B

Composer avec cette mesure

Distinct d'une réduction légale du temps de travail (cf. semaine-32h) : la mesure ne change pas la durée légale, elle crée une procédure: tout salarié peut demander un passage en semaine de 4 jours ou un jour de télétravail, l'employeur devant motiver par écrit tout refus sur des motifs d'organisation objectifs. Le précédent britannique (Employment Rights Act, droit à la demande de flexible working dès le premier jour d'emploi depuis avril 2024) sert de référence : le salarié n'a pas de droit automatique au changement, mais l'employeur ne peut plus refuser sans motif. Pour les métiers non télétravaillables (soin, commerce, industrie), la mesure prévoit des contreparties négociées par accord de branche (horaires resserrés, jours groupés) plutôt qu'un droit inapplicable en l'état. Les pilotes britanniques de la semaine de 4 jours (Autonomy Institute, 2022, 61 entreprises, plus de 2 900 salariés) documentent des gains de bien-être et de rétention, mais reposent sur un volontariat des entreprises participantes: un biais d'auto-sélection fort qui limite la portée causale de ces résultats hors du périmètre volontaire déjà favorable au dispositif.

Coût public quasi nul, confirmé par le seul chiffrage officiel disponible sur une réforme comparable : l'étude d'impact du Department for Business, Energy and Industrial Strategy britannique sur la réforme du droit à la demande de flexible working (septembre 2021, base de l'Employment Relations (Flexible Working) Act 2023, entrée en vigueur avril 2024). Pour l'option "Day One Right" (droit à la demande dès le premier jour), la plus proche de la présente mesure, l'étude chiffre un coût total pour les entreprises de 20,69 M£ sur 10 ans (2,07 M£/an en coût annuel net équivalent, pour une population de référence de 26,8 millions de salariés britanniques), intégralement porté par les employeurs (temps RH de traitement des demandes et des recours). Le coût pour les finances publiques (exchequer) est explicitement qualifié de négligeable et inférieur à 30 000 £/an, ce montant marginal ne provenant que des recours aux prud'hommes contestant un refus ; les coûts d'accommodation (réorganisation, recrutement) ne sont pas monétisés par l'étude d'impact, jugés compensés par les bénéfices employeur (rétention, productivité). Rapporté à la population salariée française (ordre de grandeur comparable), ce précédent situe le coût public bien en-deçà du plafond retenu ici par prudence ; le seul coût public résiduel identifié reste l'accompagnement des branches pour négocier les contreparties des métiers non télétravaillables.

Critère d'échec public : Si le taux d'acceptation des demandes documenté par le bilan annuel de la négociation collective (DARES) reste inférieur à 40 % après 3 ans sans motif de refus objectivé dans plus de la moitié des cas, passage à un droit renforcé (silence de l'employeur valant acceptation).

Qui porte cette mesure ?

  • Projet du Parti socialiste (Parti socialiste · PS)

Reconstitutions documentaires non officielles, ne représentant pas une position officielle des partis cités: en savoir plus.

Origine documentaire : Centre

Groupes potentiellement concernés

Incidence populationnelle non documentée : l'absence de donnée reste inconnue et n'est jamais convertie en zéro.

Groupes susceptibles d'être défavorisés

  • Employeurs de secteurs non télétravaillables (surcroît de négociation pour définir des contreparties)faible

Groupes potentiellement avantagés

  • Salariés souhaitant aménager leur temps de travail (semaine de 4 jours, télétravail)

Score de rupture

Rupture : ajustement (15/100)

Descriptif, jamais normatif: ce score dit seulement combien cette mesure s'écarte du cadre existant, pas si c'est souhaitable. Calculé uniquement depuis des champs déjà publiés sur cette fiche (véhicule juridique, coût, perdants, délai, main-d'œuvre).

Détail du calcul
  • Véhicule juridique: 12/30 loi ordinaire (code du travail)
  • Ampleur budgétaire: 0/30 0 à 0 Md€/an, échelle logarithmique
  • Perdants assumés: 1/25 1 perdant nommé (poids fort=8, moyen=4, faible=1)
  • Profondeur de transformation: 2/15 délai ≈ 2 ans, main-d'œuvre mobilisée (besoin + libéré)

Chaque composante se conteste comme un chiffrage: une source ou une correction de fiche suffit (méthode complète, contester).

Effets non monétaires expérimental

Effets favorables documentés : salariés à temps complet demandant un aménagement du temps de travail (semaine de 4 jours ou télétravail) sous un droit à la demande avec refus motivé obligatoire (~20 M de personnes) : temps libre

confiance C · couverture partielle (d'autres effets restent à documenter) · méthode · contester

Détail du calcul
  • salariés à temps complet demandant un aménagement du temps de travail (semaine de 4 jours ou télétravail) sous un droit à la demande avec refus motivé obligatoire : ~20 M de personnes (INSEE Focus n°373, 2024 (salariés à temps complet)) · temps libre · +0.03 à +0.1 point de satisfaction de vie (échelle 0-10) par personne et par an · confiance C Sources : Autonomy Institute / 4 Day Week Global: UK Four Day Week Pilot Programme Results, 2023 (gains de bien-être et de rétention documentés, mais biais d'auto-sélection fort des entreprises volontaires: preuve affaiblie, traitée en grade C) ; Kelly, Moen, Oakes et al.: Changing Work and Work-Family Conflict: Evidence from the Work, Family, and Health Network, American Sociological Review, 2014 (intervention sur le contrôle du temps de travail : effets documentés sur le sommeil et la détresse psychologique des salariés, hors du périmètre exact d'un droit à la demande individuel)

Non compté ici (pour ne rien compter deux fois) : effet sur la productivité et le turnover des entreprises, non chiffré ici.

Dépendances

  • Incompatible avec 32 heures légales sans perte de salaire: La semaine de 4 jours par droit à la demande est une procédure individuelle à durée légale inchangée, distincte d'une réduction légale collective du temps de travail : les deux mesures répondent au même besoin par des voies différentes.

Mesures proches

Sources et mise en œuvre

loi ordinaire (code du travail) · délai de montée en charge ≈ 2 ans · bande documentaire non calibrée et méthode d'agrégation détaillées dans la méthodologie.

Un chiffre vous semble faux ? Contestez ce chiffrage: une source suffit.