Fiche mesure · catalogue v2026.07.3
TVA à 5,5 % sur les produits énergétiques (carburants, gaz, électricité)
Coûte 9 à 12 Md€/an support documentaire non probabiliste grade B
Demande constante du RN, réitérée par Jordan Bardella en mars 2026 lors de la flambée des prix des carburants : ramener la TVA sur l'énergie du taux normal (20 %) au taux réduit (5,5 %), sur les carburants, le gaz et l'électricité. La mesure n'est pas appliquée mi-2026 : la loi de finances 2026 a maintenu la TVA à 20 % sur l'électricité (un amendement de rétablissement du taux réduit sur les abonnements, adopté en novembre 2025, n'a pas survécu au 49.3). La directive TVA révisée (2022/542) autorise un taux réduit sur l'électricité et le chauffage urbain ; son extension aux carburants routiers reste contraire au droit de l'UE (annexe III de la directive 2006/112/CE), ce que le gouvernement oppose frontalement à la proposition.
Le RN chiffre la mesure à environ 12 Md€/an (mars 2026) ; le gouvernement avance 12 à 17 Md€/an sur un périmètre TVA/fiscalité énergie plus large. Fourchette retenue : 9-12 Md€/an de perte de recettes selon le périmètre (carburants inclus ou non) et la répercussion effective sur les prix TTC, cohérente avec le chiffrage historique (Institut Montaigne, 2022).
Critère d'échec public : Si le taux de répercussion sur les prix TTC constaté à 1 an est inférieur à 70 % de la baisse théorique (Insee, enquête prix), le dispositif est remplacé par un versement direct ciblé.
Qui porte cette mesure ?
- Extrême droite (Rassemblement national · RN)
- Marine Le Pen (Rassemblement national · RN)
Reconstitutions documentaires non officielles, ne représentant pas une position officielle des partis cités: en savoir plus.
Origine documentaire : Extrême droite
Groupes potentiellement concernés
Incidence populationnelle non documentée : l'absence de donnée reste inconnue et n'est jamais convertie en zéro.
Groupes susceptibles d'être défavorisés
- Budget de l'État (perte de recettes de TVA)fort
Groupes potentiellement avantagés
- Ménages, notamment ceux dépendant de la voiture et du chauffage individuel
Score de rupture
Rupture : réforme (37/100)
Descriptif, jamais normatif: ce score dit seulement combien cette mesure s'écarte du cadre existant, pas si c'est souhaitable. Calculé uniquement depuis des champs déjà publiés sur cette fiche (véhicule juridique, coût, perdants, délai, main-d'œuvre).
Détail du calcul
- Véhicule juridique: 12/30 loi de finances ; notification à la Commission européenne pour le périmètre carburants (marge de manœuvre encadrée par la directive TVA)
- Ampleur budgétaire: 16/30 9 à 12 Md€/an, échelle logarithmique
- Perdants assumés: 8/25 1 perdant nommé (poids fort=8, moyen=4, faible=1)
- Profondeur de transformation: 1/15 délai ≈ 1 an, main-d'œuvre mobilisée (besoin + libéré)
Chaque composante se conteste comme un chiffrage: une source ou une correction de fiche suffit (méthode complète, contester).
Effets non monétaires expérimental
Effet non monétaire : non documenté: aucun effet non monétaire sourcé pour cette mesure. L'absence de donnée est affichée telle quelle, jamais convertie en zéro (méthode). Vous connaissez une étude qui le documente ? Proposez une source.
Mesures proches
- Successions : relèvement des abattements en ligne directe -4 à -2 Md€/an
- Impôt sur le revenu et CSG progressifs à 14 tranches 5 à 6 Md€/an
- Refonte du barème de l'IR : tranche intermédiaire à 5 %, tranche supérieure à 20 % -30 à -18 Md€/an
- Remplacement du quotient familial par un crédit d'impôt forfaitaire par enfant -1 à 1 Md€/an
Sources et mise en œuvre
- RN: demande de TVA à 5,5 % sur l'énergie réitérée par Jordan Bardella, mars 2026 (chiffrage RN ~12 Md€/an ; contre-chiffrage gouvernemental 12-17 Md€/an)
- Loi de finances 2026: maintien de la TVA à 20 % sur l'électricité (amendement de novembre 2025 non retenu)
- Chiffrage Institut Montaigne 2022 (référence historique, 9-12 Md€/an)
- Directive (UE) 2022/542 du Conseil du 5 avril 2022 modifiant la directive TVA sur les taux réduits
loi de finances ; notification à la Commission européenne pour le périmètre carburants (marge de manœuvre encadrée par la directive TVA) · délai de montée en charge ≈ 1 an · bande documentaire non calibrée et méthode d'agrégation détaillées dans la méthodologie.
Un chiffre vous semble faux ? Contestez ce chiffrage: une source suffit.