Fiche mesure · catalogue v2026.07.3
Recours contentieux contre les permis de construire jugés en 10 mois par juge unique
Coûte 0,1 à 0,2 Md€/an support documentaire non probabiliste grade B
Le rapport Maugüé (2018) puis les rapports successifs du CGEDD documentent des délais de jugement des recours contre les permis de construire pouvant dépasser deux à trois ans dans les zones les plus tendues, bloquant des opérations entières de logements y compris lorsque le recours est finalement rejeté. La mesure généralise le jugement par un magistrat unique (déjà pratiqué pour certains contentieux simples) et fixe un objectif de délai de 10 mois du dépôt du recours à la décision de première instance, avec renforcement des effectifs des tribunaux administratifs concernés. Le dispositif intègre dès l'origine une composante indemnitaire : le juge peut condamner l'auteur d'un recours reconnu abusif à des dommages-intérêts au bénéfice du porteur de projet, sans attendre l'échéance du délai cible de 10 mois: ce mécanisme est distinct du filtrage renforcé (amende pour recours dilatoire) prévu par le critère d'échec si le délai médian ne redescend pas sous 15 mois après 3 ans.
Coût du renforcement en magistrats et greffiers des tribunaux administratifs les plus exposés au contentieux de l'urbanisme (CGEDD, Conseil d'État).
Critère d'échec public : Si le délai médian de jugement en première instance reste supérieur à 15 mois après 3 ans (Conseil d'État, statistiques de la justice administrative), un filtrage renforcé des recours abusifs (amende pour recours dilatoire) est introduit.
Qui porte cette mesure ?
Aucun des programmes types encodés ne la porte: mesure d'origine Centre / Droite.
Origine documentaire : CentreDroite
Groupes potentiellement concernés
Incidence populationnelle non documentée : l'absence de donnée reste inconnue et n'est jamais convertie en zéro.
Groupes susceptibles d'être défavorisés
- Riverains et associations utilisant le recours contentieux comme moyen de blocage durablemoyen
Groupes potentiellement avantagés
- Porteurs de projets de logements (sécurisation des délais)
- Ménages en attente de logement en zone tendue
Score de rupture
Rupture : ajustement (13/100)
Descriptif, jamais normatif: ce score dit seulement combien cette mesure s'écarte du cadre existant, pas si c'est souhaitable. Calculé uniquement depuis des champs déjà publiés sur cette fiche (véhicule juridique, coût, perdants, délai, main-d'œuvre).
Détail du calcul
- Véhicule juridique: 4/30 décret (code de justice administrative)
- Ampleur budgétaire: 1/30 0,1 à 0,2 Md€/an, échelle logarithmique
- Perdants assumés: 4/25 1 perdant nommé (poids fort=8, moyen=4, faible=1)
- Profondeur de transformation: 4/15 délai ≈ 2 ans, main-d'œuvre mobilisée (besoin + libéré)
Chaque composante se conteste comme un chiffrage: une source ou une correction de fiche suffit (méthode complète, contester).
Effets non monétaires expérimental
Effet non monétaire : non documenté: aucun effet non monétaire sourcé pour cette mesure. L'absence de donnée est affichée telle quelle, jamais convertie en zéro (méthode). Vous connaissez une étude qui le documente ? Proposez une source.
Mesures proches
- Fermeture complète de la niche fiscale des meublés de tourisme et quotas en zones tendues 0,2 à 0,5 Md€/an
- APL absorbées dans un revenu de base sous condition d'activité -2 à 0 Md€/an
- Revalorisation de 10 % des aides personnelles au logement -1,8 à -1,5 Md€/an
- APL recentrées sur les ménages les plus modestes 1,2 à 2,5 Md€/an
Sources et mise en œuvre
- Rapport Maugüé: propositions pour un contentieux des autorisations d'urbanisme plus rapide et plus efficace, 11 janvier 2018
- Conseil d'État: Les chiffres clés de la justice administrative pour l'année 2025
décret (code de justice administrative) · délai de montée en charge ≈ 2 ans · bande documentaire non calibrée et méthode d'agrégation détaillées dans la méthodologie.
Un chiffre vous semble faux ? Contestez ce chiffrage: une source suffit.