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Fiche mesure · catalogue v2026.07.3

Justice

Durcissement du régime de l'irresponsabilité pénale pour intoxication volontaire

Coûte 0 à 0,1 Md€/an support documentaire non probabiliste grade C

Composer avec cette mesure

À la suite de l'affaire Sarah Halimi (Cass. crim., 14 avril 2021, jugeant irresponsable pénalement l'auteur d'un meurtre commis lors d'une bouffée délirante consécutive à une consommation volontaire de cannabis), la loi n°2022-52 du 24 janvier 2022 a créé un délit spécifique pour les cas d'intoxication volontaire ayant conduit à une abolition du discernement, sans toutefois supprimer le bénéfice de l'irresponsabilité pénale pour le crime lui-même lorsque le passage à l'acte n'était pas prévisible. Cette mesure va plus loin en excluant totalement l'irresponsabilité pénale pour les crimes les plus graves dès lors que l'intoxication était volontaire, quelle que soit la prévisibilité du passage à l'acte. Une partie de la doctrine juridique considère qu'une telle extension se heurte au principe de responsabilité personnelle (art. 8 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789), qui suppose un lien entre la faute et l'infraction commise: risque constitutionnel réel, documenté dans le débat parlementaire de 2021-2022 autour de la loi du 24 janvier 2022.

Coût marginal : nombre restreint de cas par an, coût lié aux expertises psychiatriques renforcées et aux procédures d'appel supplémentaires liées à la contestation du dispositif. Recherche du 18/07/2026 : ni le dossier législatif du Sénat (pjl20-849, devenu loi n°2022-52) ni les débats parlementaires 2021-2022 consultés ne chiffrent budgétairement ce dispositif d'irresponsabilité pénale pour intoxication volontaire ; aucune étude d'impact chiffrée n'a été identifiée en ligne pour ce point précis. Fourchette maintenue par ordre de grandeur.

Critère d'échec public : Si le Conseil constitutionnel ou la Cour de cassation censure le dispositif comme contraire au principe de responsabilité personnelle sur une question prioritaire de constitutionnalité, retour au régime issu de la loi du 24 janvier 2022.

Qui porte cette mesure ?

Aucun des programmes types encodés ne la porte: mesure d'origine Droite / Extrême droite.

Origine documentaire : DroiteExtrême droite

Groupes potentiellement concernés

Incidence populationnelle non documentée : l'absence de donnée reste inconnue et n'est jamais convertie en zéro.

Groupes susceptibles d'être défavorisés

  • Personnes ayant commis les faits sous l'emprise d'une intoxication volontaire, y compris sans lien prévisible avec le passage à l'acte (risque d'atteinte au principe de responsabilité personnelle)fort

Groupes potentiellement avantagés

  • Familles de victimes recherchant une réponse pénale même en cas de trouble mental lié à une consommation volontaire

Score de rupture

Rupture : réforme profonde (41/100)

Descriptif, jamais normatif: ce score dit seulement combien cette mesure s'écarte du cadre existant, pas si c'est souhaitable. Calculé uniquement depuis des champs déjà publiés sur cette fiche (véhicule juridique, coût, perdants, délai, main-d'œuvre).

Détail du calcul
  • Véhicule juridique: 30/30 loi ordinaire modifiant l'art. 122-1 du code pénal ; risque constitutionnel élevé documenté (principe de responsabilité personnelle, art. 8 DDHC)
  • Ampleur budgétaire: 0/30 0 à 0,1 Md€/an, échelle logarithmique
  • Perdants assumés: 8/25 1 perdant nommé (poids fort=8, moyen=4, faible=1)
  • Profondeur de transformation: 3/15 délai ≈ 1 an, main-d'œuvre mobilisée (besoin + libéré)

Chaque composante se conteste comme un chiffrage: une source ou une correction de fiche suffit (méthode complète, contester).

Effets non monétaires expérimental

Effet non monétaire : non documenté: aucun effet non monétaire sourcé pour cette mesure. L'absence de donnée est affichée telle quelle, jamais convertie en zéro (méthode). Vous connaissez une étude qui le documente ? Proposez une source.

Mesures proches

Sources et mise en œuvre

loi ordinaire modifiant l'art. 122-1 du code pénal ; risque constitutionnel élevé documenté (principe de responsabilité personnelle, art. 8 DDHC) · délai de montée en charge ≈ 1 an · bande documentaire non calibrée et méthode d'agrégation détaillées dans la méthodologie.

Un chiffre vous semble faux ? Contestez ce chiffrage: une source suffit.