Fiche mesure · catalogue v2026.07.3
Vidéosurveillance obligatoire et effectivement contrôlée dans tous les abattoirs
Coûte 0 à 0,1 Md€/an support documentaire non probabiliste grade B
La loi EGalim du 30 octobre 2018 n'a autorisé qu'une expérimentation volontaire de la vidéosurveillance en abattoir ; le bilan du CGAAER (2020) constate un nombre d'abattoirs volontaires très faible et une exploitation des images quasi inexistante en dehors des cas de signalement. Cette mesure rend la vidéosurveillance obligatoire dans tous les abattoirs aux points critiques pour le bien-être animal (déchargement, étourdissement, mise à mort), avec un accès de contrôle effectif et régulier pour les services de la direction générale de l'alimentation (DGAL) et les référents protection animale de chaque établissement, au-delà du seul usage interne par l'exploitant.
Financement partiel de l'installation des équipements dans les petits abattoirs et du renforcement du contrôle par les services vétérinaires ; le coût d'installation dans les grands abattoirs est majoritairement à la charge des exploitants.
Qui porte cette mesure ?
Aucun des programmes types encodés ne la porte: mesure d'origine Centre / Gauche.
Origine documentaire : CentreGauche
Groupes potentiellement concernés
Incidence populationnelle non documentée : l'absence de donnée reste inconnue et n'est jamais convertie en zéro.
Groupes susceptibles d'être défavorisés
- Exploitants d'abattoirs (coût d'installation et contrainte de contrôle)moyen
Groupes potentiellement avantagés
- Bien-être animal en abattoir
- Salariés (preuve objective en cas de litige, traçabilité des manquements)
Score de rupture
Rupture : réforme (20/100)
Descriptif, jamais normatif: ce score dit seulement combien cette mesure s'écarte du cadre existant, pas si c'est souhaitable. Calculé uniquement depuis des champs déjà publiés sur cette fiche (véhicule juridique, coût, perdants, délai, main-d'œuvre).
Détail du calcul
- Véhicule juridique: 12/30 loi ordinaire (code rural) + décret d'application
- Ampleur budgétaire: 0/30 0 à 0,1 Md€/an, échelle logarithmique
- Perdants assumés: 4/25 1 perdant nommé (poids fort=8, moyen=4, faible=1)
- Profondeur de transformation: 4/15 délai ≈ 2 ans, main-d'œuvre mobilisée (besoin + libéré)
Chaque composante se conteste comme un chiffrage: une source ou une correction de fiche suffit (méthode complète, contester).
Effets non monétaires expérimental
Effet non monétaire : non documenté: aucun effet non monétaire sourcé pour cette mesure. L'absence de donnée est affichée telle quelle, jamais convertie en zéro (méthode). Vous connaissez une étude qui le documente ? Proposez une source.
Mesures proches
- Accélération du principe des 3R (Remplacer, Réduire, Raffiner) dans l'expérimentation animale -0,1 à -0 Md€/an
- Fin des élevages en cage en 10 ans (poules pondeuses, lapins, cailles) avec aides à la transition -0,6 à -0,3 Md€/an
- Interdiction de l'élevage intensif (seuils ICPE ramenés à l'élevage extensif) -3 à -1,5 Md€/an
- Élevage intensif : plan de transition aidée vers des systèmes alternatifs -1,2 à -0,6 Md€/an
Sources et mise en œuvre
- Loi n°2018-938 du 30 octobre 2018 (EGalim), article 71: expérimentation de la vidéosurveillance en abattoir
- CGAAER: évaluation de l'expérimentation de vidéosurveillance dans les abattoirs, 2020
- Assemblée nationale: Rapport d'enquête sur les conditions d'abattage des animaux de boucherie dans les abattoirs français, n° 4038, 2016
loi ordinaire (code rural) + décret d'application · délai de montée en charge ≈ 2 ans · bande documentaire non calibrée et méthode d'agrégation détaillées dans la méthodologie.
Un chiffre vous semble faux ? Contestez ce chiffrage: une source suffit.