Fiche mesure · catalogue v2026.07.3
Capacité de lancement spatial réactif souverain
Coûte 0,2 à 0,3 Md€/an support documentaire non probabiliste grade B
La revue nationale stratégique et plusieurs travaux du SGDSN identifient l'incapacité française et européenne à reconstituer rapidement une capacité satellitaire perdue (par attaque, brouillage ou défaillance) comme une vulnérabilité majeure. Cette mesure engage le développement d'une filière de mini-lanceurs réactifs, capables d'une mise en orbite sur préavis court, en s'appuyant sur les démonstrateurs français en cours (ArianeGroup, start-ups de microlanceurs). Le caractère encore immature de la technologie et l'incertitude sur les délais industriels en font une mesure de frontière.
Chiffrage par analogie faute de ligne budgétaire dédiée publiée : le programme Action et résilience spatiale (Arès) de la LPM 2024-2030 mobilise 1,5 Md€ d'engagements sur la période (Sénat, PLF 2024), le budget spatial total de la LPM atteint 6,4 Md€ dont 6 Md€ pour les équipements (Cour des comptes, 2025), et l'enveloppe France 2030 dédiée aux micro/mini-lanceurs représente 500 M€ pour toute la filière naissante (Bercy, 2023). Sur cette base, un effort dédié et supplémentaire de 0,2 à 0,3 Md€/an pour qualifier une capacité de lancement réactif militaire, infrastructures de tir comprises, reste un ordre de grandeur raisonné, aucune source publique ne chiffrant ce sous-programme isolément.
Critère d'échec public : Si aucune capacité de lancement réactif qualifiée (mise en orbite sur préavis inférieur à 7 jours) n'est démontrée par un tir réussi dans les 6 ans, réexamen du programme au profit du recours à des lanceurs commerciaux partenaires.
Qui porte cette mesure ?
Aucun des programmes types encodés ne la porte: mesure d'origine Droite / Centre.
Origine documentaire : DroiteCentre
Groupes potentiellement concernés
Incidence populationnelle non documentée : l'absence de donnée reste inconnue et n'est jamais convertie en zéro.
Groupes susceptibles d'être défavorisés
- Autres priorités du budget spatial civil (arbitrage)faible
Groupes potentiellement avantagés
- Filière des microlanceurs (ArianeGroup, start-ups comme Latitude, MaiaSpace)
Score de rupture
Rupture : réforme (22/100)
Descriptif, jamais normatif: ce score dit seulement combien cette mesure s'écarte du cadre existant, pas si c'est souhaitable. Calculé uniquement depuis des champs déjà publiés sur cette fiche (véhicule juridique, coût, perdants, délai, main-d'œuvre).
Détail du calcul
- Véhicule juridique: 12/30 loi de programmation militaire + contrats CNES/DGA
- Ampleur budgétaire: 1/30 0,2 à 0,3 Md€/an, échelle logarithmique
- Perdants assumés: 1/25 1 perdant nommé (poids fort=8, moyen=4, faible=1)
- Profondeur de transformation: 8/15 délai ≈ 6 ans, main-d'œuvre mobilisée (besoin + libéré)
Chaque composante se conteste comme un chiffrage: une source ou une correction de fiche suffit (méthode complète, contester).
Effets non monétaires expérimental
Effet non monétaire : non documenté: aucun effet non monétaire sourcé pour cette mesure. L'absence de donnée est affichée telle quelle, jamais convertie en zéro (méthode). Vous connaissez une étude qui le documente ? Proposez une source.
Mesures proches
- Effort de défense (% du PIB) 0 Md€/an
- Commandes fermes d'armement sur 10 ans (visibilité industrielle de la BITD) -0,8 à -0,3 Md€/an
- Durcissement du contrôle des exportations d'armement -0,4 à -0,1 Md€/an
- Dialogue stratégique européen sur la dissuasion nucléaire française, sans partage de la décision -0 à 0 Md€/an
Sources et mise en œuvre
- SGDSN: revue nationale stratégique, volet spatial, 2022
- CNES: programme de démonstrateurs de mini-lanceurs réutilisables
- LPM 2024-2030: volet spatial de défense
- Cour des comptes: Le commandement de l'espace, 2025 (budget espace de la LPM 2024-2030 : 6,4 Md€, dont 6 Md€ pour les programmes d'équipement et l'acquisition de services spatiaux commerciaux)
- Sénat: avis PLF 2024, Défense : Équipement des forces (a23-130-8): programme Action et résilience spatiale (Arès) : 1,5 Md€ d'engagements sur la LPM 2024-2030
- Direction générale des Entreprises (Bercy): France 2030, appel à projets micro et mini-lanceurs, 2023 (enveloppe spatiale France 2030 de 500 M€ pour la filière émergente, lauréats Latitude et MaiaSpace)
loi de programmation militaire + contrats CNES/DGA · délai de montée en charge ≈ 6 ans · bande documentaire non calibrée et méthode d'agrégation détaillées dans la méthodologie.
Un chiffre vous semble faux ? Contestez ce chiffrage: une source suffit.