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Fiche mesure · catalogue v2026.07.3

Supérieur & recherche

Restauration du financement de base récurrent des laboratoires publics

Coûte 0,7 à 1,3 Md€/an support documentaire non probabiliste grade B

Composer avec cette mesure

Depuis les années 2000, la part du financement de la recherche publique française allouée par appels à projets compétitifs (ANR notamment) a fortement augmenté au détriment des crédits de base récurrents versés directement aux laboratoires, qui ont stagné voire régressé en euros constants. Cette évolution est régulièrement dénoncée par les collectifs de chercheurs (« Sciences en marche », sociétés savantes) et les syndicats (SNCS-FSU) comme un facteur de précarisation de la recherche, de surcharge administrative liée à la multiplication des candidatures aux appels à projets, et de fragilisation des recherches de long terme non finançables par projet. La mesure restaure le niveau de financement de base récurrent des unités de recherche (CNRS, universités, organismes), sans passer par appel à projets.

Rehaussement des crédits de base récurrents versés aux unités de recherche (hors masse salariale des chercheurs statutaires), au-delà de la trajectoire actuelle.

Qui porte cette mesure ?

Aucun des programmes types encodés ne la porte: mesure d'origine Gauche / Centre.

Origine documentaire : GaucheCentre

Groupes potentiellement concernés

Incidence populationnelle non documentée : l'absence de donnée reste inconnue et n'est jamais convertie en zéro.

Groupes potentiellement avantagés

  • Laboratoires et unités mixtes de recherche (autonomie et stabilité financière accrues)
  • Recherches de long terme et exploratoires, moins dépendantes des appels à projets

Score de rupture

Rupture : réforme (23/100)

Descriptif, jamais normatif: ce score dit seulement combien cette mesure s'écarte du cadre existant, pas si c'est souhaitable. Calculé uniquement depuis des champs déjà publiés sur cette fiche (véhicule juridique, coût, perdants, délai, main-d'œuvre).

Détail du calcul
  • Véhicule juridique: 12/30 loi de finances (loi de programmation de la recherche)
  • Ampleur budgétaire: 5/30 0,7 à 1,3 Md€/an, échelle logarithmique
  • Perdants assumés: 0/25 0 perdant nommé (poids fort=8, moyen=4, faible=1)
  • Profondeur de transformation: 6/15 délai ≈ 3 ans, main-d'œuvre mobilisée (besoin + libéré)

Chaque composante se conteste comme un chiffrage: une source ou une correction de fiche suffit (méthode complète, contester).

Effets non monétaires expérimental

Effets favorables documentés : chercheurs et enseignants-chercheurs statutaires dont le laboratoire dépend fortement des appels à projets compétitifs pour son fonctionnement courant (~70 000 personnes) : temps libre

confiance C · couverture partielle (d'autres effets restent à documenter) · méthode · contester

Détail du calcul
  • chercheurs et enseignants-chercheurs statutaires dont le laboratoire dépend fortement des appels à projets compétitifs pour son fonctionnement courant : ~70 000 personnes (MESR/CNRS: effectifs des enseignants-chercheurs et chercheurs statutaires, ordre de grandeur) · temps libre · +0.03 à +0.2 point de satisfaction de vie (échelle 0-10) par personne et par an · confiance C Sources : Mouvements / Cairn: Le financement sur projet : quelles conséquences sur le travail des chercheurs ?, 2012 (15-20 % du temps des jeunes chercheurs consacré aux réponses aux appels à projets) ; CNRS INSHS: Précarité et santé mentale : rompre le cercle vicieux

Non compté ici (pour ne rien compter deux fois) : production scientifique et succès accru aux appels à projets → traités par l'incidence recherche, pas un effet de bien-être.

Mesures proches

Sources et mise en œuvre

loi de finances (loi de programmation de la recherche) · délai de montée en charge ≈ 3 ans · bande documentaire non calibrée et méthode d'agrégation détaillées dans la méthodologie.

Un chiffre vous semble faux ? Contestez ce chiffrage: une source suffit.