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Fiche mesure · catalogue v2026.07.3

Retraites

Dose de capitalisation collective obligatoire (adossée au modèle Agirc-Arrco)

Coûte 0,5 à 2,5 Md€/an support documentaire non probabiliste grade C

Composer avec cette mesure

Étage ADDITIONNEL, cumulable avec n'importe quelle architecture du système par répartition (il s'ajoute sans y toucher: à la différence de la capitalisation obligatoire forte, fiche voisine incompatible, qui réduit l'étage par répartition) : une cotisation supplémentaire modeste, partagée employeur-salarié, alimente un fonds de capitalisation collective géré paritairement: le modèle de gouvernance qui a fait de l'Agirc-Arrco un régime équilibré et doté de réserves. C'est la proposition phare d'Édouard Philippe pour 2027 (meeting de campagne, juillet 2026), discutée au « conclave » des partenaires sociaux de 2025 où le patronat la défendait ; le COR a documenté fin 2025 les conditions d'une montée en charge (horizon long, coût de transition si substitution à la répartition: évité ici puisque l'étage s'ajoute sans substitution). Le stock d'épargne retraite français (13 % du PIB) reste très inférieur aux pays comparables ; 7,8 millions de salariés étaient couverts par un PER collectif ou obligatoire fin 2025. Le coût public direct tient aux exonérations sociales et fiscales des versements, pas au capital lui-même, qui appartient aux assurés.

Coût public = régime social et fiscal des versements obligatoires (exonérations de cotisations et déductibilité, par analogie avec le régime des PER collectifs et de l'intéressement), pas le flux d'épargne lui-même : pour une cotisation de l'ordre de 1 point de salaire progressivement généralisée, la dépense socialo-fiscale monte vers 0,5 à 2,5 Md€/an selon le paramétrage (assiette, plafonds, taux de forfait social). Vérification directe le 18/07/2026 des documents du COR du 18 décembre 2025 (Doc n°1 « Note de présentation générale » et Doc n°6 « Typologie des systèmes de retraite ») : ils décrivent le RAFP et la CAVP comme les deux régimes français obligatoires en capitalisation collective mais ne chiffrent aucune « dose » additionnelle de capitalisation à la Philippe ni son coût fiscal-social. Seul point de comparaison institutionnel chiffré identifié : le rapport d'information de l'Assemblée nationale sur la fiscalité de l'épargne retraite (Gérard/de Courson, 25 septembre 2024) évalue à environ 4 Md€/an le coût budgétaire 2020 des plans Riester allemands (1,2 Md€ de pertes de recettes sur versements déductibles + 2,8 Md€ de primes budgétaires), pour un dispositif facultatif de bien plus grande ampleur que la « dose » proposée ici. Faute de chiffrage français officiel de la proposition elle-même, la fourchette de 0,5 à 2,5 Md€/an reste une extrapolation par analogie d'assiette: d'où le maintien du grade C.

Critère d'échec public : Si le taux de couverture effectif des salariés du privé par l'étage collectif est inférieur à 80 % à 5 ans, ou si les frais de gestion prélevés excèdent ceux de l'Agirc-Arrco à encours comparable (rapport annuel du fonds), le paramétrage est revu (opérateur public de gestion, plafonnement des frais).

Qui porte cette mesure ?

Aucun des programmes types encodés ne la porte: mesure d'origine Centre / Droite.

Origine documentaire : CentreDroite

Groupes potentiellement concernés

Incidence populationnelle non documentée : l'absence de donnée reste inconnue et n'est jamais convertie en zéro.

Groupes susceptibles d'être défavorisés

  • Salaire net des salariés et coût du travail (cotisation supplémentaire partagée, à prestations différées)moyen
  • Recettes sociales et fiscales (régime dérogatoire des versements)moyen

Groupes potentiellement avantagés

  • Futurs retraités (revenu de remplacement complété par les rendements du capital)
  • Financement de l'économie (fonds de pension à la française investis en actions)

Score de rupture

Rupture : réforme (32/100)

Descriptif, jamais normatif: ce score dit seulement combien cette mesure s'écarte du cadre existant, pas si c'est souhaitable. Calculé uniquement depuis des champs déjà publiés sur cette fiche (véhicule juridique, coût, perdants, délai, main-d'œuvre).

Détail du calcul
  • Véhicule juridique: 12/30 loi ordinaire + accord national interprofessionnel (gestion paritaire)
  • Ampleur budgétaire: 6/30 0,5 à 2,5 Md€/an, échelle logarithmique
  • Perdants assumés: 8/25 2 perdants nommés (poids fort=8, moyen=4, faible=1)
  • Profondeur de transformation: 6/15 délai ≈ 3 ans, main-d'œuvre mobilisée (besoin + libéré)

Chaque composante se conteste comme un chiffrage: une source ou une correction de fiche suffit (méthode complète, contester).

Effets non monétaires expérimental

Effet non monétaire : non documenté: aucun effet non monétaire sourcé pour cette mesure. L'absence de donnée est affichée telle quelle, jamais convertie en zéro (méthode). Vous connaissez une étude qui le documente ? Proposez une source.

Dépendances

Mesures proches

Sources et mise en œuvre

loi ordinaire + accord national interprofessionnel (gestion paritaire) · délai de montée en charge ≈ 3 ans · bande documentaire non calibrée et méthode d'agrégation détaillées dans la méthodologie.

Un chiffre vous semble faux ? Contestez ce chiffrage: une source suffit.