Fiche mesure · catalogue v2026.07.3
Regroupement familial : allongement du délai de résidence préalable à 36-48 mois
Rapporte 0 à 0,4 Md€/an support documentaire non probabiliste grade C
Au-delà du durcissement des seuils de ressources et de logement, cette option va plus loin en portant le délai de résidence préalable à 36-48 mois. La Cour européenne des droits de l'homme a admis dans certaines affaires (ex. Tuquabo-Tekle c. Pays-Bas) qu'un délai d'attente peut être proportionné au regard de l'article 8 (droit à la vie privée et familiale), mais n'a jamais validé de délai aussi long que 48 mois pour le regroupement d'un conjoint ou d'enfants mineurs : le risque de condamnation pour atteinte disproportionnée au droit à la vie familiale est réel et documenté, ce qui place cette option à la limite de la conventionnalité plutôt que dans l'illégalité certaine.
Réduction supplémentaire du flux de bénéficiaires du regroupement familial au-delà du seul durcissement des critères de ressources et de logement ; effet budgétaire net incertain et non consolidé, comme pour le durcissement des critères. Recherche de juillet 2026 : aucun chiffrage institutionnel publié (Cour des comptes, Assemblée nationale, Sénat) n'isole l'effet budgétaire spécifique d'un allongement du délai de résidence préalable ; fourchette maintenue en ordre de grandeur propre, cohérente avec celle du durcissement des critères.
Critère d'échec public : Si la Cour européenne des droits de l'homme condamne la France sur le fondement de l'article 8 pour durée disproportionnée du délai dans les 3 ans suivant l'entrée en vigueur, retour au délai de 24 mois.
Qui porte cette mesure ?
Aucun des programmes types encodés ne la porte: mesure d'origine Extrême droite.
Origine documentaire : Extrême droite
Groupes potentiellement concernés
Incidence populationnelle non documentée : l'absence de donnée reste inconnue et n'est jamais convertie en zéro.
Groupes susceptibles d'être défavorisés
- Candidats au regroupement familial devant attendre 36 à 48 moisfort
Groupes potentiellement avantagés
- Objectif politique de réduction forte de l'immigration familiale
Score de rupture
Rupture : réforme (23/100)
Descriptif, jamais normatif: ce score dit seulement combien cette mesure s'écarte du cadre existant, pas si c'est souhaitable. Calculé uniquement depuis des champs déjà publiés sur cette fiche (véhicule juridique, coût, perdants, délai, main-d'œuvre).
Détail du calcul
- Véhicule juridique: 12/30 loi ordinaire (CESEDA) ; risque juridique élevé au regard de l'article 8 CEDH pour un délai de 36 à 48 mois: FLAG risque CEDH
- Ampleur budgétaire: 1/30 0 à 0,4 Md€/an, échelle logarithmique
- Perdants assumés: 8/25 1 perdant nommé (poids fort=8, moyen=4, faible=1)
- Profondeur de transformation: 2/15 délai ≈ 2 ans, main-d'œuvre mobilisée (besoin + libéré)
Chaque composante se conteste comme un chiffrage: une source ou une correction de fiche suffit (méthode complète, contester).
Effets non monétaires expérimental
Effets défavorables documentés : conjoints et enfants de résidents étrangers dont le regroupement familial est retardé de 36 à 48 mois (~12 000 personnes) : lien social
confiance C · couverture partielle (d'autres effets restent à documenter) · méthode · contester
Détail du calcul
- conjoints et enfants de résidents étrangers dont le regroupement familial est retardé de 36 à 48 mois : ~12 000 personnes (DGEF: statistiques du regroupement familial (environ 10 000-15 000 titres délivrés par an)) · lien social · -0.6 à -0.2 point de satisfaction de vie (échelle 0-10) par personne et par an · confiance C Sources : Nickerson et al.: Waiting for family reunification and the risk of mental disorders among refugee fathers, 24-year longitudinal cohort study, Denmark, PMC9042990 (la durée de séparation aggrave le risque de troubles psychiques) ; Exploring the Impact of Family Separation on Refugee Mental Health: A Systematic Review and Meta-narrative Analysis, Psychiatric Quarterly, 2022
Non compté ici (pour ne rien compter deux fois) : effet budgétaire de la réduction du flux → traité par cout.brut.
Les autres options de cet arbitrage
Sources et mise en œuvre
- CEDH: Tuquabo-Tekle et autres c. Pays-Bas, req. n° 60665/00, 1er décembre 2005 (délai raisonnable, art. 8)
- Conseil constitutionnel, décision n° 93-325 DC du 13 août 1993, Loi relative à la maîtrise de l'immigration et aux conditions d'entrée, d'accueil et de séjour des étrangers en France
- DGEF: statistiques du regroupement familial
loi ordinaire (CESEDA) ; risque juridique élevé au regard de l'article 8 CEDH pour un délai de 36 à 48 mois: FLAG risque CEDH · délai de montée en charge ≈ 2 ans · bande documentaire non calibrée et méthode d'agrégation détaillées dans la méthodologie.
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