Fiche mesure · catalogue v2026.07.3
Pôle public de l'énergie (renationalisation d'Engie)
Coûte 25 à 70 Md€/an support documentaire non probabiliste grade B
Mesure commune à L'Avenir en commun (LFI) et au programme du PCF : reconstituer un service public intégré de l'énergie autour d'EDF: détenue à 100 % par l'État depuis 2023, ce que la fiche ne recompte pas: et d'Engie (ex-GDF Suez), dont l'État ne détient plus qu'environ 24 % du capital. Une proposition de loi sénatoriale (Fabien Gay et le groupe CRCE, septembre 2024) formalise le schéma le plus large : un « Groupe Énergie de France » réunissant EDF, Engie et TotalEnergies en établissements publics, l'accès à l'énergie étant érigé en droit fondamental. Cette fiche chiffre le périmètre LFI (Engie seule) : le rachat du flottant au prix de marché constituerait une opération de capital exceptionnelle financée par emprunt, présentée en équivalent de première année, comme la fiche « nationalisation des banques ». La variante PCF incluant TotalEnergies (capitalisation ~130 Md€) n'est pas comptée ici. La renationalisation n'emporte pas par elle-même la sortie des règles européennes de marché, qui relève d'une fiche distincte.
Capitalisation boursière d'Engie vérifiée : 68,3 Md€ (Boursorama, juillet 2026), l'État en détenant déjà environ 24 % (Agence des participations de l'État). Borne haute : rachat de l'intégralité du flottant (~76 % soit ~52 Md€) avec prime de contrôle de 20-30 %, soit 62-68 Md€ arrondis à -70. Borne basse : prise de contrôle majoritaire (passage de 24 % à 50,1 %, ~18 Md€ plus prime, ~22-25 Md€). Opération de capital non récurrente financée par emprunt : coût encouru en année 1 (profil retombant à 0), hors dividendes futurs revenant à l'État actionnaire, non comptés. La variante PCF incluant TotalEnergies porterait le total au-delà de 190 Md€ (chiffrage Les Surligneurs) et n'est pas retenue ici.
Critère d'échec public : Si le coût d'acquisition constaté dépasse de plus de 30 % l'estimation fondée sur les cours au lancement, ou si la Commission européenne engage un contentieux bloquant sur les concessions et le marché intérieur de l'énergie non résolu à 2 ans, l'opération est limitée à la prise de contrôle majoritaire (50,1 %).
Qui porte cette mesure ?
Aucun des programmes types encodés ne la porte: mesure d'origine Gauche / Extrême gauche.
Origine documentaire : GaucheExtrême gauche
Groupes potentiellement concernés
Incidence populationnelle non documentée : l'absence de donnée reste inconnue et n'est jamais convertie en zéro.
Groupes susceptibles d'être défavorisés
- Actionnaires privés d'Engie (rachat au prix de marché, perte de la gestion privée)fort
- Contribuables (risque porté par la dette publique en cas de sous-performance du secteur)moyen
Groupes potentiellement avantagés
- Pilotage public intégré de la production, du transport et de la fourniture d'énergie
- Consommateurs, si la rente est orientée vers les tarifs plutôt que vers le dividende
Score de rupture
Rupture : rupture (72/100)
Descriptif, jamais normatif: ce score dit seulement combien cette mesure s'écarte du cadre existant, pas si c'est souhaitable. Calculé uniquement depuis des champs déjà publiés sur cette fiche (véhicule juridique, coût, perdants, délai, main-d'œuvre).
Détail du calcul
- Véhicule juridique: 30/30 loi ordinaire (nationalisation, art. 17 DDHC : indemnisation juste et préalable: schéma validé par le Conseil constitutionnel en 1982, déc. n°81-132 DC) + loi de finances ; le droit européen de l'énergie (directives marché intérieur) contraint l'organisation mais pas la propriété du capital (art. 345 TFUE)
- Ampleur budgétaire: 25/30 25 à 70 Md€/an, échelle logarithmique
- Perdants assumés: 12/25 2 perdants nommés (poids fort=8, moyen=4, faible=1)
- Profondeur de transformation: 5/15 délai ≈ 3 ans, main-d'œuvre mobilisée (besoin + libéré)
Chaque composante se conteste comme un chiffrage: une source ou une correction de fiche suffit (méthode complète, contester).
Effets non monétaires expérimental
Effet non monétaire : non documenté: aucun effet non monétaire sourcé pour cette mesure. L'absence de donnée est affichée telle quelle, jamais convertie en zéro (méthode). Vous connaissez une étude qui le documente ? Proposez une source.
Mesures proches
- Accélération du développement de l'éolien en mer -2 à -1 Md€/an
- Blocage administratif des prix de l'électricité et du gaz aux ménages -25 à -10 Md€/an
- Contrats industriels d'électricité à prix coûtant, sous forme de CfD euro-compatibles -0,2 à -0 Md€/an
- Raccordement électrique des data centers en 18 mois, sous conditions -0,5 à -0,2 Md€/an
Sources et mise en œuvre
- La France insoumise: L'Avenir en commun, édition 2027 (pôle public de l'énergie, renationalisation d'EDF et d'Engie)
- Sénat: proposition de loi n° 750 (2023-2024) créant le service public de l'énergie Groupe Énergie de France (GEDF), Fabien Gay et le groupe CRCE, 2 septembre 2024 (EDF, Engie et TotalEnergies en établissements publics)
- PCF: proposition n° 56 : un pôle public de l'énergie et de l'efficacité énergétique
- Boursorama: capitalisation boursière Engie (68,3 Md€), consultée le 12 juillet 2026
- Les Surligneurs: chiffrage d'une nationalisation d'Engie et TotalEnergies (au moins 190 Md€) et analyse juridique
loi ordinaire (nationalisation, art. 17 DDHC : indemnisation juste et préalable: schéma validé par le Conseil constitutionnel en 1982, déc. n°81-132 DC) + loi de finances ; le droit européen de l'énergie (directives marché intérieur) contraint l'organisation mais pas la propriété du capital (art. 345 TFUE) · délai de montée en charge ≈ 3 ans · bande documentaire non calibrée et méthode d'agrégation détaillées dans la méthodologie.
Un chiffre vous semble faux ? Contestez ce chiffrage: une source suffit.