Fiche mesure · catalogue v2026.07.3
Contrats spatiaux au résultat plutôt qu'au retour géographique
Rapporte 0 à 0,1 Md€/an support documentaire non probabiliste grade B
Le programme pose, dans son chapitre recherche, une réforme précise du modèle spatial français : « L'espace en cas d'application : contrats de service au résultat plutôt que retour géographique : la France, qui est l'industrie spatiale de l'Europe, gagne au mérite :, constellation souveraine accélérée, Kourou port spatial de l'Europe. » Cette fiche couvre le premier membre de cette phrase : la doctrine contractuelle elle-même: distincte de la modernisation des infrastructures du Centre spatial guyanais (fiche `kourou-port-spatial-europe`, qui porte l'investissement portuaire et logistique). Le retour géographique est le principe par lequel l'Agence spatiale européenne (ESA) répartit ses commandes industrielles proportionnellement à la contribution financière de chaque État membre, indépendamment de la compétitivité relative des industriels nationaux: un mécanisme que la Cour des comptes a identifié parmi les fragilités de gouvernance du secteur spatial français dans son rapport sur les comptes et la gestion du CNES (mai 2023). Le précédent de rupture est américain : la NASA a substitué, à partir du programme COTS (Commercial Orbital Transportation Services, 2006) puis du Commercial Crew Program, des contrats à prix fixe rémunérant un service livré (mise en orbite de fret puis d'équipages) aux contrats traditionnels en coûts remboursables, avec une réduction documentée des coûts de développement par rapport aux programmes internes équivalents. La mesure transpose cette logique aux contrats spatiaux dont la France est le donneur d'ordre ou l'un des principaux financeurs, sans pouvoir imposer unilatéralement la fin du retour géographique dans la gouvernance de l'ESA elle-même, qui relève d'une négociation multilatérale entre États membres.
Recomposition à budget constant de la doctrine contractuelle des programmes spatiaux pilotés par la France ; l'effet attendu est un gain d'efficacité (contrats gagnés au mérite plutôt qu'alloués par quote-part), non un surcoût: la fourchette inclut le coût de transition (refonte des procédures d'appel d'offres du CNES) et un léger gain net si la mise en concurrence réduit les coûts de développement comme documenté par la NASA sur COTS/Commercial Crew. La borne basse à coût nul est directement corroborée : le Commercial Crew Program de la NASA, vérifié actif à ce jour sur nasa.gov, applique en continu depuis le programme COTS (2006) une doctrine de contrats de service à prix fixe sans avoir requis de budget supplémentaire par rapport aux contrats cost-plus qu'elle remplace: c'est un changement de doctrine contractuelle, non une dépense nouvelle. Le potentiel de gain (borne haute +0,1 Md€) est corroboré par le rapport de la Cour des comptes sur le CNES (mai 2023, vérifié), qui documente des fragilités de gouvernance et un déficit opérationnel de 3,2 M€ du Centre spatial guyanais en 2022 liés notamment à la baisse de cadence des lancements, cohérent avec l'existence de marges d'efficacité dans le modèle contractuel actuel.
Qui porte cette mesure ?
Aucun des programmes types encodés ne la porte: mesure d'origine Centre / Droite.
Origine documentaire : CentreDroite
Groupes potentiellement concernés
Incidence populationnelle non documentée : l'absence de donnée reste inconnue et n'est jamais convertie en zéro.
Groupes susceptibles d'être défavorisés
- Industriels bénéficiant aujourd'hui d'une allocation garantie par le retour géographique indépendamment de leur compétitivité relativemoyen
Groupes potentiellement avantagés
- Filière spatiale française la plus compétitive (contrats gagnés au mérite plutôt que par quote-part garantie)
- Budget spatial national (efficacité accrue des contrats à prix fixe et au résultat)
Score de rupture
Rupture : ajustement (17/100)
Descriptif, jamais normatif: ce score dit seulement combien cette mesure s'écarte du cadre existant, pas si c'est souhaitable. Calculé uniquement depuis des champs déjà publiés sur cette fiche (véhicule juridique, coût, perdants, délai, main-d'œuvre).
Détail du calcul
- Véhicule juridique: 8/30 convention CNES + décret (doctrine contractuelle des programmes spatiaux nationaux) ; négociation multilatérale pour la gouvernance ESA elle-même
- Ampleur budgétaire: 0/30 0 à 0,1 Md€/an, échelle logarithmique
- Perdants assumés: 4/25 1 perdant nommé (poids fort=8, moyen=4, faible=1)
- Profondeur de transformation: 5/15 délai ≈ 4 ans, main-d'œuvre mobilisée (besoin + libéré)
Chaque composante se conteste comme un chiffrage: une source ou une correction de fiche suffit (méthode complète, contester).
Effets non monétaires expérimental
Effet non monétaire : non documenté: aucun effet non monétaire sourcé pour cette mesure. L'absence de donnée est affichée telle quelle, jamais convertie en zéro (méthode). Vous connaissez une étude qui le documente ? Proposez une source.
Mesures proches
- Création d'une agence de paris technologiques type DARPA -1,2 à -0,7 Md€/an
- 500 chaires d'excellence internationales pour attirer des chercheurs de haut niveau -0,7 à -0,4 Md€/an
- CIR recentré sur les PME, plafonné pour les grands groupes 2 à 3 Md€/an
- Suppression du crédit d'impôt recherche (CIR) 7 à 8 Md€/an
Sources et mise en œuvre
- Cour des comptes: Les comptes et la gestion du Centre national d'études spatiales (CNES), mai 2023
- NASA: Commercial Crew Program, partenariat public-privé pour le transport spatial habité à prix fixe
- Agence spatiale européenne: règle du retour géographique (juste retour) dans l'allocation des contrats industriels aux États membres
convention CNES + décret (doctrine contractuelle des programmes spatiaux nationaux) ; négociation multilatérale pour la gouvernance ESA elle-même · délai de montée en charge ≈ 4 ans · bande documentaire non calibrée et méthode d'agrégation détaillées dans la méthodologie.
Un chiffre vous semble faux ? Contestez ce chiffrage: une source suffit.